Let’s talk about sex. 

 

La Vie sexuelle des Congolais.

Alors comment revenir après 5 mois d’absences , sans réelle explication et commencer par un premier article de l’année sur le cul?!  [Welcome back to Me! 

Bref 5 mois d’absence c’est sans doute la plus longue période de page blanche que j’ai vécue depuis la création du blog. D’habitude j’ai toujours quelque chose a dire, mais le confiturement laaaa, !!Mais sans réel contact social, il est difficile de trouver les bons mots. 

Bref donc je suis de retour avec un post sur le S-E-X-E. Vu que nous sommes toujours punis  comme des adolescents par le gouvernement français ( je ne m’en remet pas du couvre feu a 18 heures)et bloquer cadenas par le gouvernement anglais, je me suis remise a lire pour trouver un peu d’inspiration. Et quelle découverte j’ai fait! 

 

Alors le sexe est et reste un sujet tabou dans beaucoup de communautés mais chez nous les africains et surtout dans certaines tribus, le mot SEXE est un mot qui limite ne fait pas partie du dictionnaire !Il est très  difficile de parler de sexe avec nos parents ou notre entourage, même pour nous enfants de la diaspora. Sans parler du jugement des amis lorsqu’on évoque le sujet… Quand on n’en parle pas on est soit qualifiée de prude soit on est qualifié de cuisse légère si si on en parle trop. Si on en parle c’est qu’on aime ca non ? ( mais en même temps, qui n’aime pas ça ?!)

Même si nous sommes dans une société très sexualisée, le sujet de la sexualité est souvent négligé. 

 

Le livre de Lumbala wa Lumbala Jean m’a premièrement surprise: déjà je ne savais pas qu’il y’avait des sexologues au Congo. Non pas parce que je pense que ce n’est pas nécessaire, bien au contraire, mais parce que vu la sensibilité du sujet, je me demandais même si les congolais parlait de sexe en générale…

Alors non si vous cherchiez un livre sur les pratiques sexuelles des congolais (bande de cochons…) , c’est pas le bon livre mais si vous cherchez quelque chose de plus générale et explicatif, ce livre est fait pour vous.

 

Alors qu’est-ce qu’on y apprend ?

Le livre est divisé en 13 chapitres, traitant de différent sujets allant de la menopause à l’ejaculation précoce , au sex toys (!!) et même de l’attirance des congolais a la pilosité feminine (!!!!) Pour une société prude, ils se mettent bien dis donc…

Le livre comme je l’ai dit, traite de tout ce qui englobent la sexualité et les habitudes des congolais. L’auteur a surtout pris le temps d’expliquer la psychologie qui se cache derriere certain des comportements sexuels de nos compatriotes, ce qui pour moi a était le plus interessant.

Il est facile à lire , je l’ai lu en une semaine et malgré le manque de fluidité du début ( je pense que c’est du au fait que je n’avais pas lu en français depuis un bail)  il est facile a comprendre. Il y’a pas mal de termes psychologiques mais tous très bien expliqués.

Le “Ohhh ouii” du livre…

La masturbation est évoqué…Une bonne surprise car l’auteur n’a pas définit cette pratique comme étant un acte du diable ou des ces diablotins: le Congo est un pays très très religieux où certaines pratiques sexuelles sont qualifiées d’immorales, voire malsaines [au sens religieux du terme] ou tout simplement interdites.

On y apprend par exemple que les hommes congolais pensent encore que les rêves érotiques ou l’érection matinal sont le fait de la présence d’une femme de nuit… (la religion…encore elle…)

La pratique de la masturbation y est expliquée clairement, sans jugement, et ça on aime…Car oui rappelons que la masturbation était utilisée comme pratique d’apprentissage pour les jeunes personnes en age de se marier avant l’arrivée du colon. Certes les conditions étaient différentes, pas besoin de films pornos et de lubrifiants, mais tout de même. Le but était de permettre aux jeunes en émoi de se découvrir (et ses zones érogènes) en profondeur avant de donner du plaisir à l’autre….

Dans le livre on y apprend aussi que les congolais seraient friands de stimulant sexuelles: plantes, racines ou produits chimiques (comme la petite pilule bleue) seraient très prisés et surtout financièrement accessibles. Bien sur l’auteur met en garde sur l’usage excessif de ces produits mais je me pose la question, ces stimulants sont ils réellement efficaces ou sont-ils juste des mythes (comme l’ananas pour rendre le vagin sucré ) ?

“Ohh oui encore…” La pilosité c’est sexy ? 

Alors oui je le reconnais je suis une vraie occidentale sur ce point, je déteste les poils. Je sais qu’ils ont leur utilités et sont naturels,  ça reste que pour moi moins y’en a mieux je me porte. 

Comprenez mon émotion quand je regarde certains théâtre congolais et que je vois ces jeunes femmes avec des barbes de trois jours…et la j’imagine seulement a quoi ressemble leur 😼 je meurs!

L’auteur fait  allusion a cette tendance, potentiellement due aux effets secondaires de certaines pilules  contraceptives ou de produit cosmétiques (on sait tous qu’il parle du tshoko la)…Il dit même que certaines femmes chercheraient délibérément a se faire pousser les poils pour plaire a leur hommes, en mode compétition de toison sur la poitrine quoi.

Les critères de beauté on le sait bien sont different d’un continent à un autre et les goûts et les couleurs ça ne se discutent pas. Mais  quand on me dit que ça plaît aux hommes congolais, là je reste perplexe (du coup, vous pensez que l’expression avoir un chat dans la gorge vient de là ?)

Mais posons nous la  vraie question ,les hommes qui aiment caresser leur femme dans le sens du poil , [mauvais jeux de mots LOL], c’est comment ? Le fait qu’il y’ai une possible explication psychologique derrière ce comportement (égocentrisme exacerbé au point de rechercher chez les autres les attributs qu’on aime le plus chez soi ou  une homosexualité refoulée ?!) donne matière à réflection…

 

Le post coït

A plusieurs reprise j’ai levé les yeux au ciel (a défaut de lever les jambes au ciel ) en lisant car certains passages étaient à l’évidence écrit par un homme, de surcroit congolais. J’ai vraiment eu cette impression que la sexualité des femmes n’a pas reçu le même amour que celle des hommes, est-ce dû au manque de data ?

Le fait même qu’il y ai un chapitre sur “Ce que disent (et savent) les hommes de leur sexualité” mais qu’il n’ai pas de chapitre equivalent pour la femme en dit long sur le long chemin que la femme congolaise va devoir traverser pour faire entre sa voix…L’auteur n’a même pas adresser le fait que les femmes connaissent leur premier orgasme que très tard dans leur vie sexuelle. Le sous entendu sur l’utilisation des #Sex #Toys comme étant juste le fait d’un mimétisme des habitudes occidentales est réducteur de la complexité du plaisir féminin….

D’ailleurs petit rappel, une femme ménopausée  ne se voit pas retirer sa carte de féminité parce qu’elle est ménopausée, bien au contraire. Elle ne ressemble pas non plus a Shrek une fois ménopausée. Selon le magasine Psychologie “de nombreuses enquêtes sur la sexualité féminine soulignent le grand pourcentage de femmes ayant connu leurs premiers orgasmes dans cette période-là (38-47 ans)”

Comme l’auteur le souligne, débarrasser de la peur de tomber enceinte, la femme ménopausée vit une sexualité plus débridée et donc plus en clin au plaisir…Si seulement ces hommes étaient plus attentifs a la demande de leur partenaire, ils n’iraient pas chercher des femmes plus jeunes lors de la crise de la quarantaine…

 

Petite precision personnelle, la sexualité des femmes est une sexualité a part entière, peu importe qu’elle soit congolaise , béninoise ou japonaise. Elle ne se vit pas a l’écart ou après celle des hommes mais bien en symbiose avec celle de l’hommes (Article clairement écrit par et pour les Hetero ). Si le salut est individuel, le plaisir, lui, se partage…

Autre bémol du livre, l’ombre de l’occident. Même si dans le livre on apprend que les Japonais ont en moyenne 1 rapport sexuel par mois (déjà qu’ils sont dans la liste des plus petits penis du monde, vraiment un peuple….bref) contre un rapport tous les jours pour les congolais (LES MITO) ,j’ai trouvé qu’il y’avait trop de référence et de parallèle avec la sexualité de l’occident. L’auteur a exercé pendant 7 ans en Belgique, et seulement 2 ans au Congo ce qui explique beaucoup des ces commentaires et references.

Malgré tout, l’Afrique est un continent assez riche et vaste pour pouvoir comparer nos histoires de fesses avec les pays voisins. L’occident n’est pas THE référence , des pays comme le Rwanda par exemple sont calé en matière d’histoire et pratique sexuelles , il suffit de chercher. Même si je peux comprendre que les informations et données précises soient difficile à obtenir dans une société si pudique et que l’auteur le fasse comprendre. 

 

“Alors c’était comment?”

Overall, le livre est une bonne entrée en matière, ça m’a permis de rechercher sur ces pratiques d’antan. D’ailleurs pour celles qui cherchent à approfondir leur connaissance, je vous conseille le livre de d’Emmanuel Vangu Vangu, Sexualité Initiations et étapes du mariage en Afrique ou encore Kunyaza: The secret to female pleasure d’Habeeb Akande, vous ne serez pas deçus…

 

Thee Stallion, Mamacita et autres victimes

Je ne sais pas pour vous mais le confinement à dévoiler les vices de beaucoup d’entre nous. Entre la pandemie et les ‘entanglement’ de cet été, on se dirige vers un automne et hiver très mouvementé, je me permets donc d’écrire ce petit post sur ce que je viens d’observer…

L’affaire Megan Thee Stallion est un cas d’école presque trop faux pour être vrai. Deux célébrités au top de leur carrière, une soirée sans doute bien arrosée, une arme à feu et BOOM voici que Megan se fait tirer dessus. Mais qui à tirer sur le Stallion ?? Après des semaines de spéculation et sans réelle surprise voici qu’on apprend que c’est Tory Lanez, grand vainqueur de la période de confinement avec sa Quarantine Radio qui aurait tiré sur Meg.

Bon, une autre histoire de love qui tourne mal, rien de nouveau sous le soleil. Entre un gars qui a le complexe de Napoléon, (il fait moins d’1m65) face à une Meg (1m80) bien au-dessus de son pedigree. C’est quoi ? il n’a pas supporté le rejet du Stallion ?? Quand c’est pas pour toi mon frère, faut laisser….

Là où ça devient intéressant, c’est l’opposition d’opinion que cet évènement à engendrer. Entre (certains) Hommes Noirs et (certaines) Femmes noires, le torchon brule et chacun prend position. Et le moment ne pouvait pas être plus opportun pour créer une discorde : les manifestations pour le Black Lives Matter mouvement en fond sonore, nous avons le parfait cocktail molotov pour un désastre.

Le manque de réponse des personnalités masculines reflète bien le malaise général. Un peu comme R. Kelly, ce pédophile que vous aimez tant, je suis choquée de constater que Tory ne reçoit pas le blacklash qu’il mérite. Malgré les preuves qui l’accablent, certains d’entre vous le défendent et continuent d’écouter ses sons, voire même de lui trouver des raisons….Pour info, les ventes d’album de Robert ont augmenté de 16% sur Spotify juste après la diffusion du documentaire “Surviving R.Kelly”…son inspiration venait de ses relations sexuelles avec des mineurs d’à peine 13 ans donc, êtes vous tous des pervers ou est-ce que vous avez encore du mal à faire descendre ces célébrités de leur piédestal ?

Compassion is not Black.

D’autres demandent des preuves, ou même des explications de la part de Tory, mais pourquoi ? A-t-on besoin d’une justification pour incriminer quelqu’un quand on a les preuves? Pourquoi tout d’un coup certains d’entre vous veulent jouer aux inspecteurs Colombo, comme si une fois l’explication donnée, Tory aurait une sorte de légitimité justifiée ? Vous oubliez qui sont les vitimes de ces histoires…

Pourquoi la femme noire ne peut pas être une victime elle aussi ? Pour ceux qui ont suivis l’actualité, Oluwatoyin “Toyin” Salau, cette jeune militante américaine, très vocale sur les questions raciales, s’est faite assassiné par un homme noir quelques jours après avoir brisé le silence sur son agression sexuelle. Elle avait reçu pas mal d’insultes pour avoir soulevé le problème des agressions sexuelles dans la communauté noire. Silence radio de la part des « hoteps » et autre soi-disant leaders des mouvements communautaires. Lorsqu’on parle de la femme noire, les langues sont bien plus pendues quand il s’agit de sa sexualité assumée que lorsqu’il s’agit de sa sécurité…la polémique WAP de Cardi B et Megan en est la preuve ultime.

Le manque de soutien de la gent masculine noire ne date pas d’hier. Le Nord se souvient du tristement célèbre #ToutEstNoirSaufNosMeufs lancé par un homme noir…Le misogiy(noire) est encore trop palpable dans certains débats : impossible pour la femme noire de parler de sa souffrance sans que sa parole soit remise en doute et que les insultes fusent. Alors comment sommes-nous en arrivés la ? Aucunes idées, enfin si je sais mais c’est trop long à expliquer.  Mais de grâce, remettons nous en question et cessons. C’est ridicule, ça tire de partout, et surtout ça laisse l’espace a certains de prendre des ailes et de tirer à balles réelles…

Plus récemment en Afrique c’est l’affaire Sidiki Diabaté qui m’a choquée. Un peu comme Tory, les preuves l’accablent,  mais contrairement a notre nain americain, celui ci a aussi le soutien de certaines femmes comme Oumou Sangaré (!!!) ou Yvidero (personnalité ivoirienne) qui presentent même des excuses en son nom (!!!!) et donc rajoute de l’huile sur le feu. Et la victime dans tous ça ? Le type n’a même pas présenté ses excuses que voilà des tantines qui organisent des manifestations sur Paris pour demander sa libération..a croire qu’elles n’ont pas de filles/nièces ou soeurs… Des femmes battues elles même par leurs maris qui soutiennent un artiste accusé de viol, de séquestration et de violences physiques sur sa femme, le syndrome de Stockholm dans toute sa gloire…

Une Derniere reflection:  le #BlackLivesMatter que vous scandez partout, il inclut qui ? A voir la réponse de certains d’entre vous c’est « Black Lives Matter, Yes, BUT… » par conséquent exclus les gays, les transgenres, et même certaines femmes noires…Le respect que l’on exige des autres, on va devoir apprendre à l’exiger à soit même…

 

Pas si Mignonnes

Attention spoiler alerte.

Loin de moi de me prétendre être critique de film. Je ne suis qu’une simple spectatrice d’un film qui a fait et qui fait encore couler beaucoup d’encre. Manque de bol, il va en faire couler aussi sur ce post.

Alors, je vais éviter de rentrer dans la polémique Netflix et de son affiche outre atlantique. Ayant la chance d’avoir été en France pendant la promotion du film, je ne me suis pas laissé engouffrer par le tollé que la bande annonce ou encore l’affiche a pu susciter.  Je vais aussi ignorer les menaces faites à la réalisatrice #MaimounaDoucouré. Si vous connaissez son travail, alors vous savez que ses accusations ne sont pas fondées.

Alors #Mignonnes, ou Cuties en anglais, est un film coup de poing.  Il n’est pas fait pour un public amateur de magazines peoples ou qui fait des soirées rattrapages sur les Anges de Marseille (ou un truc du genre). C’est pour un public averti et qui est sensible aux intentions de la réalisatrice, donc coeur sensible s’abstenir.

Ce que je remarque avec ce film c’est qu’au-delà de l’émotion que la bande annonce a pu susciter, il divise aussi dans son interprétation: très peu de personne l’on comprit.

On suit l’histoire d’Amy, jeune collégienne dans un nouveau quartier qui essaye de se faire accepter. Jusque-là, rien d’alarmant. Après quelques rejets et humiliations, elle finit par obtenir la validation de la reine des abeilles et intègre donc son club de Twerk.

Tout y est: des pré-adolescents en chaleur a la recherche d’une identité, des crêpage de chignons, de la danse et de la musique Reggaeton en fond sonore. L’élément perturbateur en réalité c’est les réseaux sociaux: acteur ominipresent du film, qui construit et détruit le quotidien de ces enfants. Tout est une question de ‘bad buzz’ pour la génération Android, qui n’hésite donc pas a aller de plus en plus loin pour se sentir validée.

Dès le début du film, j’ai pu m’identifier à cette fille qui essaye tant bien que de mal de trouver sa place. Un peu comme Amy, je voulais me faire accepter. Comme elle, je me suis faites rejeter, chahuter et même humilier (les réflexions sur son manque de popotin ou la scène du sac qu’on balance avec toutes les affaires par terre m’est très familière). Mais la différence vient du fait que ma famille a été ma fondation, au moment où j’en avais le plus besoin. J’ai pu me reposer sur elle et elle n’a pas hésité à me remettre sur le droit chemin (à coup de ligogo #Team243) quand je déviais. Et surtout je n’avais pas les réseaux sociaux. Ces outils qui me connectent au monde mais aussi me pourrissent la vie, sur lesquels je passe beaucoup trop de temps. Telle une addict qui a besoin de sa dose, je passe de Twitter/Insta/Facebook ou encore Snap a la recherche du trip de plus. En tant qu’adulte j’ai un soit disant recul sur le sujet mais les enfants d’aujourd’hui n’ont pas ce luxe.

Dans une société où le monde est à portée de main et de clics, les parents sont souvent déconnectés de l’univers de leurs enfants, de ce qui les touchent ou même de ce qu’ils regardent. Par exemple, dans les clips de ma génération les chanteurs RnB faisait la sérénade à leur copine sous la pluie et en pleurant «One Wish».

Ce qui change des chansons très suggestives dont les enfants d’aujourd’hui ont accès en permanence sur leurs smartphones. Pour voir un clip de Lil Kim a mon époque, il fallait avoir MTV Base et attendre la version Uncensored à partir de 22:30 pour le FC CoucheTard. Mais Lil Kim n’était pas un modèle de vertus, donc pourquoi s’attendre à ce que C*rdi B ou Ari*na Gr*nde le soit? Depuis quand les célébrités sont-elles devenues des modèles sur lequel nos enfants sont sensé prendre exemple ? Sommes-nous devenus si médiocres pour qu’une K*lie Jenn*r devienne une source de réussite pour nos jeunes filles ?

Alors que font les parents dans tout ça, vous me direz.

Dans le film, en plus de gérer les problèmes de son foyer, la mère, totalement dépasser par la situation, n’a tout simplement pas le temps de gérer les émotions de sa fille (ou peut être n’a-t-elle aucune idée de comment gérer cette situation) Elle voit sans voir, trop aveuglée par ces propres soucis. Elle-même subit ses propres pressions culturelles et sociales. Le regard de la communauté est tout aussi présent et pesant que celui des followers d’Amy. Belle parallèle.

La pression de la culture, qui est TRÈS présente dans le film : la scène ou la mère doit appeler ses amies pour annoncer l’arrivée de sa co-épouse , cette tante qui surveille ses faits et gestes… C’est une performance au quotidien, de vouloir montrer que tout va bien alors que tout va mal. Nous sommes d’excellents acteurs (et encore) mais nos enfants eux ne savent plus distinguer le vrai du faux, le réel du virtuel.

Ce que le film met en exergue c’est notre faute collective, à nous les adultes. Nous avons sexualisé cette société à tel point que nos enfants reproduisent ce que nous consommons.  C’est dur de voir « the Monsters we’ve made ». Voir les scènes où les petites se trémoussent était un supplice: car ce sont des enfants qui essayent d’imiter les grandes avec beaucoup trop de justesse. Ces enfants nous copient et l’image qu’ils nous renvoient perturbe. L’effet miroir est écœurant et je comprends les détracteurs du film. Mais pour ceux et celles qui disent que le film risque d’attirer les pédophiles,  ces criminels n’ont pas attendus la sortie d’un film pour faire ce qu’ils font…

Certes, le monde de la technologie avance très vite et que sans doute, certains grands de ce monde ont un agenda ou ils sacrifient l’innocence de nos petits, mais ne faisons pas l’autruche sur le monde qui nous entoure. Ne nous cloitrons pas dans les églises ou les mosquées en pensant que la-bas, le monde y est plus doux. Toutes ces images suivent les enfants peu importe où ils se trouvent: la scène où Amy regarde ces clips dans une salle de prière en est un parfait exemple. Et la scène où sa mère et sa tante lui font un “exorcisme”prouve que nos réponses sont souvent a coté de la plaque et que l’on mélange tout, mais ça c’est un autre sujet. Ne nous couvrons pas les yeux sur les erreurs que nous commettons car on ne récolte que ce que l’on sème.

Qu’avons nous semé pour nos enfants ? Et surtout, avons-nous arrosé cette semence ou est-ce aux réseaux sociaux de faire le reste du travail?

La course a la Bague – suite et fin.

Au vue des circonstances, je me suis dit que un petit retour sur ce post de l’année dernière pourrait en aider plus d’unes. Bonne Lecture

Donc dans la première partie j’ai parlé du fait qu’il y’avait cette soi-disant course a la bague ou j’avais l’impression que le but ultime dans la vie de certaines jeunes filles noires était de se marier. Bien sûr, cela n’est que mon humble opinion et je ne suis pas la pour juger ou critiquer qui que ce soit.

Mais comme la plupart des jeunes filles, j’ai été élevé dans l’optique que moi aussi un jour je me marierais (#LaVoixDeZazou)

J’ai eu cette chance que malgré la pression de la communauté ou de la société mes parents m’ont toujours supporté dans mes choix. Ils ont toujours exigé de moi d’être une femme accomplie avant d’être la femme d’autrui. C’est à dire, d’entreprendre des études ou même de faire une formation qui allait m’apporter une indépendance financière, d’explorer le monde, de me construire spirituellement etc…Une femme accomplie est une meilleure personne, une valeur ajoutée a la société et du coup dans toute les relations qu’elle entreprend. Elle apporte quelque chose sur la table !

Mais j’ai remarqué que chez les congolais, la réussite personnelle d’une femme n’a pas vraiment l’air de compter. On ne met pas l’accent sur l’accomplissement personnel d’une femme si le mariage ne fait pas partie de l’équation : travailler pour une entreprise que du Cac 40 #BossMove ou avoir une Bac + 7 mention spéciale, certains pensent que sans la clé du mariage, une femme n’a pas réussie dans la vie !!!

Mais malgré les efforts de mes parents, les remarques de certains proches ont résonné pendant longtemps dans mes oreilles « Faut pas attendre très longtemps car les hommes n’attendent pas ! » ou encore « les hommes n’aiment pas les femmes qui ont fait de longues études » ces phrases vous sont-elles familières ? Moi oui et le pire c’est de l’entendre de la bouche d’autre femmes. Peut-être qu’a leur temps c’était le cas, mais une femme qui à étudié ou qui est ambitieuse ne devrait pas faire fuir un Homme- un vrai…

Loin de moi l’envie d’expliquer ce que les effets toxiques du patriarcat, mais une chose est sure le facteur temps et une chose que l’on ne doit pas négliger…

Mais en réalité aucune de nous a le contrôle du temps. Certes les femmes sont dotées de cette horloge qui peut les restreindre, par exemple, a créer une famille. Mais la vie est pleine de surprise, un mariage, une maison ou un bébé a 22 ou à 42 ans, cela reste des évènements mémorables à célébrer ….

Il y’a du coup, une sorte de compétition implicite entre nous les filles, genre comme ci il n’y avait pas assez de bons partis qui courait les rues. Dès que l’un d’entre eux montre des signes de Husband Material c’est a dire deux trois RDV sur les champs, quelques mitos et surtout le St Graal, présentation a la famille et ça y’est, l’affaire est dans la poche. Certaines d’entre vous sont déjà prête à passer votre vie avec lui alors qu’il ne vous encore rien prouvé.

A force de courir après la bague, ces filles vont se précipiter sur tout ce qui brillent, en omettant les red flags qui se trouvent sous leur yeux…elles se retrouvent ainsi dans des mariages désastreux, vouer a l’échec, des mariages expressoou triple sec sans glaçons (qui brule la gorge la ) car à trop vouloir faire la fille bonne a marier, elles ne savent pas comment rester marier…

Savoir faire la cuisine, tenir sa maison et d’organiser un somptueux diner pour impressionner la belle famille ne sont pas des critères suffisant pour se jeter dans le mariage.

Il est important de se sentir accomplie, sans être dans la perfection. Posez-vous la question, qu’apporterez-vous a votre mariage si demain c’était le grand jour ? Cette question j’ai dû me la poser lorsque j’ai repris mes études à l’âge de 25 ans, sans économies and sans stabilité dans ma vie.

Avec l’âge qui avançait j’ai moi aussi était prise de panique. Et si mes tantes avaient raison ? et si j’avais une date de péremption ? J’ai fait la même erreur que beaucoup d’entre vous font, j’ai attendu…j’ai attendu que l’homme idéal se présente, j’ai mis en suspend certains de mes projets dans l’optique que je le ferais avec mon King. Mais une fois les études terminées le permis en poche et avec quelque sous dans le compte, mon Homme lui n’était pas encore arrivé, donc cela voulait-il dire que je n’avais pas réussi ma vie ?

Bien au contraire!

J’avais accomplie tellement de chose en quelque années en restant concentré sur mes objectifs que personne ne peut me dire qu’il me manque quoique soit. J’ai appris a connaitre ma valeur et j’ai rajoutée quelques taxes dessus. J’ai compris aussi que je n’étais pas prête à faire face aux difficultés qu’un mariage pourrait apporter car je ne m’étais pas prouver à moi-même que je pouvais surmonter mes propres difficultés seule.

 

Alors le conseil numéro un que je donne à toute ces jeunes filles qui sont en quête de la bague c’est d’abord d’apprendre à se connaitre soit même, et ce processus peut prendre quelques temps, voire quelques années. Rien ne presse !  Et surtout prendre son temps dans toutes choses: prendre le temps de voyager, de faire des rencontres bonnes et mauvaises, apprendre une nouvelle langue ou même de construire une carrière ou encore mieux de créer sa propre entreprise ! Les opportunités sont multiples et diverses.

Autre conseil ne vous donnez pas une date limite le genre « Je dois être marier avant X âge » c’est une des premières erreurs a ne pas faire, car cela augmente la pression et surtout comme je l’ai dit plus haut, nous avons aucun contrôle sur le temps. Au lieu dites-vous « Je me marierais quand je serais accomplie, ou quand je serais totalement heureuse » si vous vous sentez prête à 24 ans c’est génial, et si vous vous sentez prête passé 50 ans, c’est tout aussi bien.

Et enfin dernier conseil, ne vous comparez surtout pas aux autres ! Chacun sa route, chacun son chemin comme le dit la chanson (dédicace aux plus anciennes) ! la plupart de vos amies en réalité vous montre une image édulcorée de leur relation donc vous vous comparez a une vidéos de 10 secondes sur TikTok ou a un filtre de snap ! Concentrez-vous sur vous, et le reste viendra en temps en en heure !

D’ailleurs ne passez pas non plus votre temps à lire les magazines ou a regarder toutes les vidéos sur les 10 manières de trouver l’âme sœur, je les ai essayé et ça ne marche pas #okuuuurrr

L’Effet Femmes d’Influence

J’avais un autre article en tête, totalement différent. Mais faits divers obligent, je ne pouvais pas passer à côté de l’occasion de parler d’un phénomène très étrange que je vois proliférer partout sur les réseaux.

Un spécimen hybride de femme a fait son apparition il y’a quelques années sur la toile. Concept présent depuis une décennie, elle a récemment muté tel un Pokémon pour devenir cette Patronne hors catégorie, Reine indétrônable de son palais, Déesse des clapbacks et des subliminaux sur Twitter. Des femmes qui se suffisent à elle-même, à priori, capable de tout faire sans l’aide de personne…Bref vous l’avez reconnu, c’est la Boss Lady 2.0

La Boss Lady 2.0 est une Entrepreneuse slash CEO slash ‘Founder Of’ slash Influenceuse slash Creator Content slash tout en portant des talons aiguilles.

Elle réussit dans tous les domaines sans exception car c’est une femme de Feu/d’Impact/de Splendeur, bref les adjectifs ne suffisent plus pour la qualifier ; elle ne se limite pas à être un modèle d’excellence en business, elle excelle aussi en relation #CoupleGoals et tout ça avant même d’atteindre le chiffre fatidique de la femme de Valeur : 30 ans. Elle suit les formations les plus pointilleuses avec des coach experts en tous genre (coach expert qui soit dit en passant est aussi un nouveau spécimen ajouté dans ce Jurassic Park de l’entreprenariat). Elle passe ses journées a copy/paste le livre de Michelle Obama tout en planifiant ses Dimanches Brunch avec ses followers. Son objectif c’est le sommet, vous l’auriez bien compris; elle a la niaque et tout le monde doit le voir !

Cette formule Tout Terrain de la femme est en partie décrit par un fameux site qui se vante d’être le 1er site de réflexion et développement personnel français, récemment accusé de plagier (preuve à l’appui) un autre célèbre site de l’autre côté de l’Atlantique. Ce fameux site bombarde de message dits de motivation et portrait l’image d’une femme entrepreneure invincible. Ses slogans et messages sont devenus en quelques années le blueprint des « Independent Women » françaises. De là découle une prolifération de self made Coachs, Bloggers, CEO et autres influenceuses en tout genre et qui se sentent, pour certaines d’entre elles, pousser des ailes.