Se Perdre, se Retrouver, S’Aimer

Je suis le genre de personne qui aime faire les choses à ma façon, et qui en principe, ne se fiche pas mal de ce que les autres pensent. Je nous ai souvent imposé ma folie, mon sourire et moi ; et m’en suis toujours bien portée. Je suis de celles qui dansent et rient dans la rue parce que je suis tout simplement emplie de joie, d’insouciance et d’amour. Je suis de celles qui discutent avec n’importe qui parce que pour elles, « n’importe qui » peut être quelqu’un… Attendez !

Je SUIS ? Pardon.

J’ÉTAIS.

Oui. J’étais.

J’étais insouciante, généreuse, rieuse, taquine, et pleine d’amour. J’étais active, créative, ambitieuse, spontanée, et joyeuse. Celle qu’on appelait « Sunshine ». J’aimais aider les gens et donner sans compter. J’aimais vivre ma vie pleine d’optimisme.

Puis un jour, je me suis perdue.

Non, pas perdue genre j’ai perdu mon chemin…  Je vous parle d’une perte bien plus considérable ! Celle de mon identité ! Ce n’est pas pareil. Quand je me perds dans la rue – ce qui arrive quasiment tous les jours – je peux demander mon chemin aux gens. Bon, ils ne sont pas toujours d’une grande aide hein, mais au moins je sais que je peux arriver à destination si je suis leurs indications. En ce qui ME concerne – entendez par là, « mon ego » – c’est différent. Personne d’autre que moi ne sait QUI JE SUIS. Personne d’autre ne pourra me dire quels sont mes rêves, ni comment faire pour les accomplir. Personne ne peut me dire comment je dois me sentir dans ma peau, dans ma tête, dans ma maison. Personne ne peut rien faire pour moi. Je SUIS la seule solution à mon « problème ». Si je peux appeler cela comme ça.

 

Vous voyez tout ce que je viens de vous citer ? Elle est là mon erreur. J’ai laissé les autres prendre des décisions à ma place ; en ce qui concerne mon travail, mes études, mon logement, la personne avec qui je dois partager ce dernier… Résultat, je n’aimais pas ma vie. Je ne voulais pas aller au travail, je ne voulais pas être à la maison non plus. Je ne dormais plus, je passais mes nuits à pleurer, je ne faisais RIEN de ce que j’aimais et beaucoup trop de ce qui ne me plaisait pas. Je n’étais que le fantôme de moi-même. Mon corps était là, mon âme était ailleurs si pas inexistante. Mes pensées, mes paroles et mes actes étaient contradictoires et ne s’accordaient pas avec mes valeurs.

Un jour, je me suis perdue. Pour me retrouver, le changement doit venir de moi. Personne d’autre que moi ne sait QUI JE SUIS. Je SUIS la seule solution à mon « problème ». 

J’ai regardé ma vie aujourd’hui, et la vie que j’avais avant mon nouveau travail, et la nouvelle maison. Et c’est là que j’ai compris. Pour me retrouver, le changement doit venir de moi.

  1. Je dois changer ma façon de penser, de voir le monde et les gens qui m’entourent. Etre plus positive et avoir la foi. Ce que j’ai fait.
  2. Je ne dois plus avoir peur d’être qui je suis, ni honte d’être moi-même. En cours de progression.
  3. Je dois marcher fièrement, la tête haute, m’accepter et ne pas vaciller. J’y travaille encore.

C’est seulement de cette manière que je serai à nouveau moi-même.

Ce n’est pas facile. J’ai souvent peur. Peur d’échouer, peur d’être rejetée, de ne pas être aimée, peur de la précarité. Cela peut sembler ridicule, mais c’est une réalité.

C’est d’ailleurs cette peur qui m’a poussée à faire des choix qui allaient à l’encontre de ma volonté ; et à suivre une voie qui n’était pas la mienne mais celle que les gens approuvaient pour moi. C’est aussi cette peur qui me ralentit parfois.

Depuis que j’ai réalisé quel était mon problème, j’ai une toute autre vision, je sais où je vais, qui je veux être.

Je veux être transparente et vraie, accepter d’être vulnérable. Parce qu’être vulnérable, le savoir et surtout l’accepter : c’est être fort. (Sourire)

FORTE ! je serai FORTE ! Parce que je connaitrai mes faiblesses et mes limites, parce que je serai transparente et vraie, avec les autres et avec moi-même.

Au moins demain je ferai ce qu’il faut pour pouvoir aller de l’avant, mentalement et physiquement. Je serai plus reconnaissante d’avoir la famille et les amis que j’ai.

Et maintenant, quand je vois d’où je viens, je peux dire haut et fort que je suis fière de moi.

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