La course a la Bague – suite et fin.

Au vue des circonstances, je me suis dit que un petit retour sur ce post de l’année dernière pourrait en aider plus d’unes. Bonne Lecture

Donc dans la première partie j’ai parlé du fait qu’il y’avait cette soi-disant course a la bague ou j’avais l’impression que le but ultime dans la vie de certaines jeunes filles noires était de se marier. Bien sûr, cela n’est que mon humble opinion et je ne suis pas la pour juger ou critiquer qui que ce soit.

Mais comme la plupart des jeunes filles, j’ai été élevé dans l’optique que moi aussi un jour je me marierais (#LaVoixDeZazou)

J’ai eu cette chance que malgré la pression de la communauté ou de la société mes parents m’ont toujours supporté dans mes choix. Ils ont toujours exigé de moi d’être une femme accomplie avant d’être la femme d’autrui. C’est à dire, d’entreprendre des études ou même de faire une formation qui allait m’apporter une indépendance financière, d’explorer le monde, de me construire spirituellement etc…Une femme accomplie est une meilleure personne, une valeur ajoutée a la société et du coup dans toute les relations qu’elle entreprend. Elle apporte quelque chose sur la table !

Mais j’ai remarqué que chez les congolais, la réussite personnelle d’une femme n’a pas vraiment l’air de compter. On ne met pas l’accent sur l’accomplissement personnel d’une femme si le mariage ne fait pas partie de l’équation : travailler pour une entreprise que du Cac 40 #BossMove ou avoir une Bac + 7 mention spéciale, certains pensent que sans la clé du mariage, une femme n’a pas réussie dans la vie !!!

Mais malgré les efforts de mes parents, les remarques de certains proches ont résonné pendant longtemps dans mes oreilles « Faut pas attendre très longtemps car les hommes n’attendent pas ! » ou encore « les hommes n’aiment pas les femmes qui ont fait de longues études » ces phrases vous sont-elles familières ? Moi oui et le pire c’est de l’entendre de la bouche d’autre femmes. Peut-être qu’a leur temps c’était le cas, mais une femme qui à étudié ou qui est ambitieuse ne devrait pas faire fuir un Homme- un vrai…

Loin de moi l’envie d’expliquer ce que les effets toxiques du patriarcat, mais une chose est sure le facteur temps et une chose que l’on ne doit pas négliger…

Mais en réalité aucune de nous a le contrôle du temps. Certes les femmes sont dotées de cette horloge qui peut les restreindre, par exemple, a créer une famille. Mais la vie est pleine de surprise, un mariage, une maison ou un bébé a 22 ou à 42 ans, cela reste des évènements mémorables à célébrer ….

Il y’a du coup, une sorte de compétition implicite entre nous les filles, genre comme ci il n’y avait pas assez de bons partis qui courait les rues. Dès que l’un d’entre eux montre des signes de Husband Material c’est a dire deux trois RDV sur les champs, quelques mitos et surtout le St Graal, présentation a la famille et ça y’est, l’affaire est dans la poche. Certaines d’entre vous sont déjà prête à passer votre vie avec lui alors qu’il ne vous encore rien prouvé.

A force de courir après la bague, ces filles vont se précipiter sur tout ce qui brillent, en omettant les red flags qui se trouvent sous leur yeux…elles se retrouvent ainsi dans des mariages désastreux, vouer a l’échec, des mariages expressoou triple sec sans glaçons (qui brule la gorge la ) car à trop vouloir faire la fille bonne a marier, elles ne savent pas comment rester marier…

Savoir faire la cuisine, tenir sa maison et d’organiser un somptueux diner pour impressionner la belle famille ne sont pas des critères suffisant pour se jeter dans le mariage.

Il est important de se sentir accomplie, sans être dans la perfection. Posez-vous la question, qu’apporterez-vous a votre mariage si demain c’était le grand jour ? Cette question j’ai dû me la poser lorsque j’ai repris mes études à l’âge de 25 ans, sans économies and sans stabilité dans ma vie.

Avec l’âge qui avançait j’ai moi aussi était prise de panique. Et si mes tantes avaient raison ? et si j’avais une date de péremption ? J’ai fait la même erreur que beaucoup d’entre vous font, j’ai attendu…j’ai attendu que l’homme idéal se présente, j’ai mis en suspend certains de mes projets dans l’optique que je le ferais avec mon King. Mais une fois les études terminées le permis en poche et avec quelque sous dans le compte, mon Homme lui n’était pas encore arrivé, donc cela voulait-il dire que je n’avais pas réussi ma vie ?

Bien au contraire!

J’avais accomplie tellement de chose en quelque années en restant concentré sur mes objectifs que personne ne peut me dire qu’il me manque quoique soit. J’ai appris a connaitre ma valeur et j’ai rajoutée quelques taxes dessus. J’ai compris aussi que je n’étais pas prête à faire face aux difficultés qu’un mariage pourrait apporter car je ne m’étais pas prouver à moi-même que je pouvais surmonter mes propres difficultés seule.

 

Alors le conseil numéro un que je donne à toute ces jeunes filles qui sont en quête de la bague c’est d’abord d’apprendre à se connaitre soit même, et ce processus peut prendre quelques temps, voire quelques années. Rien ne presse !  Et surtout prendre son temps dans toutes choses: prendre le temps de voyager, de faire des rencontres bonnes et mauvaises, apprendre une nouvelle langue ou même de construire une carrière ou encore mieux de créer sa propre entreprise ! Les opportunités sont multiples et diverses.

Autre conseil ne vous donnez pas une date limite le genre « Je dois être marier avant X âge » c’est une des premières erreurs a ne pas faire, car cela augmente la pression et surtout comme je l’ai dit plus haut, nous avons aucun contrôle sur le temps. Au lieu dites-vous « Je me marierais quand je serais accomplie, ou quand je serais totalement heureuse » si vous vous sentez prête à 24 ans c’est génial, et si vous vous sentez prête passé 50 ans, c’est tout aussi bien.

Et enfin dernier conseil, ne vous comparez surtout pas aux autres ! Chacun sa route, chacun son chemin comme le dit la chanson (dédicace aux plus anciennes) ! la plupart de vos amies en réalité vous montre une image édulcorée de leur relation donc vous vous comparez a une vidéos de 10 secondes sur TikTok ou a un filtre de snap ! Concentrez-vous sur vous, et le reste viendra en temps en en heure !

D’ailleurs ne passez pas non plus votre temps à lire les magazines ou a regarder toutes les vidéos sur les 10 manières de trouver l’âme sœur, je les ai essayé et ça ne marche pas #okuuuurrr

 Tout est NOIR. All Black everything.

Difficile de trouver les mots justes. Dans un monde en couleur, tout est devenue très sombre récemment.

Etrange comme tout peut basculer en une fraction de seconde. Un jour on planifie tout une année de folie (NEW YEAR NEW ME YA DIG ?!), le lendemain on chante à tue-tête a un concert et puis un matin on se réveille avec une pandémie qui menace la terre entière. Et quand on pense avoir fait le nécessaire pour se protéger (gardez vos masques s’il vous plait) et reprendre un semblant de vie normale, voilà que l’arrestation d’un homme noir fait polémique.

8 min 46.

Tel un mini court métrage. Avec du suspense à en perdre…le souffle #ICantBreathe (mauvais jeu de mot). J’ai regardé la vidéo jusqu’au bout.

Car jusqu’au bout j’y ai cru. J’ai cru à une fin heureuse, comme dans les films où le héro n’est pas si invincible que ça mais que le vilain n’est pas si méchant que ça. J’y ai cru. J’ai cru que le policier allait lâcher prise ; jusqu’au bout j’ai cru qu’il y’avait de l’espoir, un espoir pour un monde meilleur, un monde ensemble, un monde en couleur. Donc j’ai regardé la vidéo jusqu’au bout, comme hypnotisé par ces images, incapable de détourner le regard. 8 minutes 46 seconde. Une execution.

Alors oui, des vidéos montrant un homme noir se faire tuer par les forces de l’ordre sont nombreuses. Et comme à chaque fois, les Hashtag se sont multiplié et les photos/vidéos se sont partagé sur la toile. Tel un cirque.

A l’extérieur du cirque, le débat est ouvert, le linge sale se lave à coup de screenshots #ThisIsYou et de débalage de statut. A l’ère où tout est filmé, les spectateurs de la première heure se sentent dans l’obligation de partager son opinion ; le trop plein d’information qui fustigent la communauté dominante attise leur colère car la question se pose: notre société serait-elle raciste ?

Les Uns disent que ce n’est qu’aux Etats Unis, « la France est immune de tout cela » les autres disent que George Floyd n’était « pas un enfant de cœur, c’est un criminel, un drogué, pourquoi en faire un martyr ?» s’exclame Éric Z., le cracheur de feu.

Les autres trouvent même des justifications : bein oui si les noirs se tuent entre eux, pourquoi crier au scandale quand un blanc le fait ? Les médias et journalistes multiplient les bourdes, les « alliés », anciens spectateurs, demandent à être éduquer sur leur white privilège et les micro-agressions; les marques changent leur image car ils se souviennent tout d’un coup de leurs consommateurs colorés.

C’est drôle quand le clown ne fait plus rire, tout le monde est au diapason.

A l’intérieur du chapiteau, la situation ne s’arrange pas. Ça s’entretue pour savoir qui a le droit de faire partie du mouvement ou pas, Buy Black (mais que faisiez-vous avant ?!), le All Live Matter vs Black Lives Matter fait encore débat même chez certains noirs, le syndrome de Stockholm de certains de nos frères et sœurs fait froid dans le dos….

Mais le « show must go on ». Force est de constater que l’unité dans la communauté noire ne se fera pas à coup de post insta ou de manifestation pour Adama….

Bref, tout est noir.

 

#GirlDad

Fevrier.

Le mois de l’amour. En célébration du mois de l’amour, je ne vous donne pas un mais deux posts ce mois-ci.

Etre un aficionado de la fête la plus cliché de l’année ou pas, on ne peut le nier que le mois de Février est souvent associé a l’Amour (et au Black History).

Alors non je ne ferais pas de grand discours sur l’amour, chères lectrices , vous savez très bien que je tiens le flambeau olympique du plus long célibat.

Cependant, la St Valentin c’est aussi la célébration de l’amour en general.

Aujourd’hui je voudrais vous parler de l’amour entre un père et sa fille. Je ne sais pas si vous êtes collé sur les réseaux comme moi, mais j’ai remarqué un récent hashtag, le #GirlDad qui célèbre la relation que les pères entretiennent avec leur fille. C’est assez mignon de voir toute ces photos de père posant fièrement au côté leurs filles car bien trop souvent la société nous fait comprendre à nous les filles, qu’un père qui n’a pas eu de fils, c’est qu’il lui manque quelque chose.

Mais après l’annonce de la mort de Kobe Bryant aux cotés de 8 autres personnes dont sa fille Gigi, 13 ans, l’afflux de photos entre pères et filles sur la toile ont affluées. La fierté d’un père pour sa fille n’a pas d’égale, et Kobe Bryant nous l’a démontré a plusieurs reprise.

A voir les photos des deux, je ne peux pas rester de marbre.

Je pense a mon père, cet homme aimant qui m’a montré et continue de mon montrer un amour infini. Celui qui a contrer des vents et marées pour nous offrir ce qu’il n’avait pas forcement eu dans son enfance. Celui qui m’a appris à lacer mes chaussures, m’a aidé (et forcé) à apprendre mes tables de multiplication, celui qui m’a offert mon premier vélo. Il m’a écouté réciter a tue tête les fables de La Fontaine par cœur et m’a aussi appris a mettre mes barres sur les T et les points sur les I,

Un père tendre qui passait des heures et des heures a m’apprendre l’histoire du Congo, m’a appris a distinguer le bien du mal et surtout de se méfier des apparences. Il m’a couvert de ses prières et de sa protection, il est ma source intarissable de connaissance. Il m’a appris a ne jamais accepter la médiocrité venant des hommes, ni la mienne d’ailleurs.

En clair, j’ai le meilleur des papas.

Je me sens particulièrement touchée par toute ces filles qui ne connaissent pas ce genre d’amour, celui d’un père aimant et bienveillant, celui d’un guide, d’un leader.  On dit que le premier amour d’une fille c’est son père.

Mais quand ce père est absent parce que partit trop tôt rejoindre les anges ou partit tout court #Lâches, comment ressentir ce sentiment ?

Donc ce petit post est pour toutes les petites et grandes filles, avec des pères qui ne sont que l’ombre d’eux même à cause de l’alcool, de la drogue ou même de la maladie, ou ceux qui ne peuvent plus compté le nombre de conquête a leur actif au grand désarroi de leur femme et enfants, ceux qui marquent la vie de leur propre petite fille d’une façon indélébile…La liste est longue des Pères imparfaits, et les conséquences se font sentir souvent des décennies plus tard. Le choix de son conjoint se fait souvent par rapport au rapport avec son père, qu’on le déteste ou qu’on l’aime, il est le point de repère, la moyenne médiane.

Alors oui si le papa n’est pas là, regardez autour de vous, il y’a souvent une personne qui peut faire office de modèle. Ce point de rePère, vous pouvez l’avoir avec un parent proche comme un oncle ou un grand père. Ce n’est pas parce que votre père n’est pas/peu/plus là que vous ne trouverais pas quelqu’un qui pourrait remplir les critères. Les liens du cœur sont souvent plus fort que les liens du sang.

 

Donc oui, a toutes les #GirlDad

 

Bonne Saint Valentin a vous les filles.