Des débuts difficiles.

 

Il y a quelques années, vers 2014/2015, j’ai eu l’idée folle de vouloir réunir un groupe de filles ou de femmes qui seraient ouvertes à parler de sujets tabous, de sujets d’actualité dont personne n’ose parler. J’en avais marre du statuquo, de ces non-dits surtout dans une communauté qui prône le secret comme un étendard. Je voulais qu’elles participent a des discussions, comme dans un forum sous forme d’échange mais surtout qu’elles donnent un aperçu de leur combat de femme, un combat qui est parfaitement imparfait.

L’idée du site est donc né à ce moment-là.

J’étais super excitée. J’en parlais autour de moi pour avoir des recommandations, et avoir les conseils de personnes qui pensaient que mon projet serait viable. Comme pour me rassurer. On a récolter quelques témoignages, une page Facebook a même été créer ce qui a engendrer une sorte d’engouement. Je pense reelement que nous les femmes sommes nos propre ennemies. On a la critique facile les unes envers les autres mais le plus souvent c’est le manque de comprehension, manque de communication. On rejette ce que l’on ne comprends pas. Certaines de leur histoires vous ont fait rire (Contacter tous vos partenaires) et certaines vous ont fait réfléchir (Et si c’etait moi) et d’autre nous ont fait pleurer (My fat big story – n’a pas encore été posté)

Malheureusement, les choses n’ont pas tourné comme je l’espérais. Les idées étaient là, et les personnes prêtes à investir leur temps et efforts aussi. Seulement, je n’avais pas évalué la charge de travail demandée. Mon emploi du temps n’aidait pas non plus, et pour être honnête, c’est ma confiance en moi qui m’a fait défaut. Mon moral n’était pas aux beaux fixes. Je pensais que je devais avoir une certaine popularité pour pouvoir attirer du monde. Je voyais les gens réussir à entreprendre et mettre en place certaines de leurs idées en un tour de main, alors que moi je galérais pour seulement mettre mes idées sur une simple feuille. J’ai merdé. J’ai abandonné le projet et perdu ma motivation.

 

Au début de cette année, j’ai décidé de faire une dernière tentative. J’ai lu un poste qui disait : « If you can’t stop thinking about it, don’t stop working for it ». Je cogitais toujours sur mes idées. Comment réussir à connecter toutes ces femmes au parcours ordinaires ?  Comment inspirez la nouvelle génération à faire mieux, comment motivez toute ces personnes qui manquent de modèle/d’exemple sur lequel se reposer ? Qui pour répondre à nos questions existentielles ? Qui pourraient faire partie de notre support system ?

J’ai donc repris le blog comme vous avez pu le constater (merci à mes deux fidèles lecteurs toujours là, à me motiver).

Il y avait deux autres projets qui me tenaient à cœur dont The Beauty and The Brain.

Un endroit où on s’entraiderait ou lieu de s’entretuer. Avez-vous recemment essayé de complimenter une fille dans le train ?… Ou même avez-vous essayé de demander qui était son fournisseur de son tissage Pocahontas ?

Exactement.

 

Ça vous tuerait qu’une personne ait la même coiffure que vous ? Qu’elle porte les mêmes chaussures ou même qu’elle utilise le même photographe pour son mariage ? Glisser le CV d’une amie a votre DRH ? On s’appelle toutes « sœurs » mais en réalité nous nous comportons comme des rivales. Et cela doit changer. Dans un monde qui nous persécute déjà, on n’a pas le temps de jouer a ce jeu.

Je veux créer une communauté. Un village, là ou on échangeraient, sans jalousie ou rancune, ou on pourrait se conseiller sur nos choix de carrière grace au networking , sur la voix de l’entreprenariat ou même sur des questions qui nous concernent nous, les femmes noires. Car nous sommes magiques, comme les médias le disent. Mais est-ce qu’on se sent vraiment magiques ? Quand les opportunités nous passent sous le nez à cause de notre couleur de peau ou quand on ne sait pas quelle voie choisir, l’ambition ou la famille, est-ce qu’on se sent toujours magiques dans ces moment-là ?

Tout au long de mon chemin j’ai connu des personnes qui par leur force de caractère, leur courage et leur volonté, ont réussi là où personne n’avait réussi. Ces personnes-là, m’ont aidé, motivé, et surtout m’ont donné des opportunités.  Ces personnes n’ont pas hésiter a me donner leur coup de pouce. Sans elles, je n’aurais jamais su par exemple que je peux moi aussi acheter des actions d’une entreprises du CAC 40, que Mac studio fix NW45 n’était pas ma couleur (je ressemblais a un cadavre…) ou que la micro discrimination au travail est bel bien réelle et que ce n’est pas mon imagination qui me joue des tours.

Je m’étais toujours dit que le jour où je serais en position de pouvoir (avoir mon propre bureau et mon nom écrit sur la porte et que les gens, professionnellement, me donnerai du crédit – je n’y suis pas encore), je créerai un espace dédié a ce genre de mastermind – ou des femmes ambitieuses échangeraient leur vision, un endroit ou Black Excellence aurait une vrai définition.

J’ai plein de doutes et de craintes, je me chie dessus literalement car c’est un terrain qui m’est inconnu. Mais je sais que je ne suis pas la seule a avoir besoin d’une veritable communauté. Nous avons besoin de voir que nous aussi, pouvons être une communauté qui peut s’entraider a aller de l’avant. Je ne dis pas que toutes les personnes amenées à se rencontrer lors de ces conférences ou de ces brunchs vont se transformer en femmes avec une success story à en faire baver Oprah ! Je ne vends pas de formules qui vont vous faire devenir une Femme D’impact/Femme de Caractère/Femme d’influence comme certaines le font (no shade mais vous voyez le genre).

 

J’ai donc décidé de mettre en place ce projet – avec bien sur l’aide de mes amies. Tout reste encore a mettre en place. Je vous tiendrais au courant tout au long du processus, du moment des choix des intervenantes,du theme ou même des prestataires. Je vous donnerai des idées, des adresses et des contacts jusqu’au moment du premier meet up.

Créons notre communauté d’entre-aide.

Créons notre Sisterhood.

1…2…3. Et Respire. C’est quoi cette histoire ?

Comment initier la conversation sur les MST ? Comment lui dire « t’es bien mignon mais quand est-ce que tu t’es fait testé la dernière fois ? »

Récemment célibataire j’ai pris la liberté d’explorer de nouveau horizons. Je suis jeune, séduisante et par moment insouciante, j’ai un travail stable et la tête sur les épaules. Mon péché mignon, c’est l’Homme, avec un “s” a la fin. Je ne les collectionne pas non plus, mais j’aime changer a chaque saison. Et comme avec tous les changements, je prends les précautions nécessaires. Vous imaginez bien que cette discussion avec la gyneco n’avait pas pris la tournure que j’espérais. Quand elle m’annonce que j’ai contracté la gonorrhée, je ne sais pas si c’est le fait même de la nouvelle qui me fait paniquer ou si c’est “contactez tous vos partenaires des six derniers mois” qui me fait suer. A cette époque, je fréquentais quelqu’un régulièrement, et je voyais quelqu’un d’autre plus périodiquement. Comment allaient ils le prendre ? Devrais-je leur avouer que je les faisais cocu ? Bref, la semaine qui a suivi a été une torture, je me suis énormément remise en question car si ce n’était pas un des deux qui me l’avais donné, j’allais devoir élargir mes recherches. Et tres sincèrement, il y’a certain noms que j’aurais préféré effacer de ma mémoire.

Après la panique des premiers moments, je suis revenu a la réalité. A vrai dire je n’avais jamais cru, qu’un jour JE serais cette fille. On connait toute une fille qui collectionne les « unwanted gift » ces petits cadeaux indésirables. Celle qui est pointé du doigt a chaque soirée. La crados quoi. Et la crados devait passer son premier coup de telephone.
Bref, une conversation gênante pour mon régulier, mais pas pour mon périodique, lui n’était pas étonné : un habitué, il n’en était pas a son premier coup d’essai. Il m’a même donné des astuces pour la prochaines fois…

Premier conseil, ne pas paniquer (trop tard) Deuxio, consulter un médecin et suivre le traitement à la lettre. Tercio, « contactez tous vos récent partenaires…tous ». Et soyez honnête avec eux parce que oui même si le problème s’était régler plutôt rapidement pour moi, la pilule n’était pas passée pour mon régulier. Et surtout PROTEGEZ VOUS. Parce que la liste a été longue, hors de question que je recommence.

Alors dites-moi, comment c’est passer votre première conversation sur les MST ?

Nous Sommes des Femmes de Caracteres et d’Influence.

Nous Marchons la Tete Haute dans ce Monde construit par des Hommes. Nous Avons Appris a Cacher Nos Larmes et a Cacher nos Cicatrices . Nous Nous Sommes donc Dedie a creer un Site ou Nous Faisons tomber les Masques, ou la Perfection n’est pas une Option.
Prenez Example sur Ces Femmes Fortes, sur ces Femmes qui Assument leur Faiblesses: sur ces Femmes Parfaitement Imparfaites.

L’Equipe Imparfaite.

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